REVUE POLITIQUE

Politique

Participation aux élections

La participation aux élections est un excellent moyen pour mettre les royalistes en face des réalités politiques et faire d’eux une véritable force capable de se faire entendre et, in fine, d’assumer le pouvoir.

Héritage capétien

Dans sa vision politique, l’Alliance royale s’inspire de l’esprit capétien, tel qu’il a fondé la France. L’esprit capétien, c’est un pragmatisme politique refusant toute idéologie, c’est la volonté de transmettre un héritage aux générations futures, c’est la conviction que les choses se font dans le temps et la continuité, avec patience et détermination, c’est un attachement réaliste à la souveraineté et au rayonnement de notre pays, et c’est enfin un désir d’unité, de justice et de paix pour le peuple de France.

Gauche-droite

Le clivage gauche-droite est avant tout républicain. D’ailleurs, l’Alliance royale ne se retrouve dans aucune des tendances : ni le communisme ou le socialisme néolibéral de la gauche matérialiste, ni le néolibéralisme d’Etat du centre-droite, ni le nationalisme de la droite radicale. Elle estime, à la suite d’Yves-Marie Adeline, que la  dialectique gauche-droite rend la France hémiplégique et constitue un profond facteur de désunion.

Royalisme de gauche

Parler de royalisme de gauche, c’est se laisser piéger dans un clivage républicain : « gauche » égale « social ». Les royalistes ont une vraie sensibilité sociale, ce qui ne fait pas d’eux des militants de gauche.  A l’inverse, la gauche républicaine se caractérise par son esprit révolutionnaire et contre toute forme de transcendance, ce qui est incompatible avec la pensée royaliste.

Droite piégée

L’Alliance royale reste attachée à l’idée de « Droite Piégée » d’Yves-Marie Adeline. En effet, par un effet de cliquet, le régime républicain, depuis sa fondation, dérive régulièrement vers un totalitarisme d’Etat socialiste et matérialiste, niant la nature profonde de l’homme et conduisant à l’appauvrissement à la fois spirituel, culturel et économique. Elle met en garde les personnes de bonne volonté, qui se disent de droite par pragmatisme économique, ou qui se disent de gauche par sensibilité sociale, et qui espèrent encore dans le système. Il faut sortir du clivage gauche-droite et du système républicain en général.

Changer les hommes ?

Espérer changer les hommes ne servira à rien, car les hommes de pouvoir sont par définition fidèles au pouvoir. Il faut changer les institutions politiques. Et si le pouvoir républicain a pris l’habitude de raccourcir (quand la République était révolutionnaire), ou de limoger (maintenant qu’elle s’est embourgeoisée) ceux qui servaient fidèlement le pouvoir précédent, la royauté a heureusement d’autres mœurs.  Il est certain que ceux qui aujourd’hui, servent l’Etat républicain, serviront demain la royauté sans aucun problème.

Maurras

Maurras a indéniablement apporté sa contribution à la pensée royaliste. Cependant l’Alliance royale n’est pas une école de pensée et, à ce titre, n’est disciple d’aucun maître. Notre vocation est de proposer au plus grand nombre l’idée monarchique, en privilégiant le débat sur les institutions. Nous voulons donc combiner l’héritage de la pensée monarchique avec d’autres réflexions politiques et la confronter aux contraintes de ce temps pour offrir une perspective royale aux Français d’aujourd’hui. Nous voulons la leur communiquer par la participation aux élections, seule voie ouverte pour toucher l’opinion. Bien entendu, toutes les écoles de pensée sont les bienvenues pour travailler dans ce sens avec nous.

Nationalisme

Le nationalisme est une radicalisation de l’idée de Nation, qui a émergé avec la Révolution et qui demeure un héritage républicain, même si de nombreux républicains le rejettent aujourd’hui. Bien sûr, les royalistes partagent avec les nationalistes l’amour indéfectible de leur patrie. Mais le nationalisme érige la Nation comme le principe et la fin de toute politique, avec un Etat fort pratiquant un rationalisme érigé en dogme. Cela comporte des risques : étatisme et apologie de la raison d’Etat, domination des esprits, impérialisme, xénophobie. Or, c’est la personne humaine qui est le principe et la fin de toute société ; ni la Nation, ni l’Etat,  ni la politique, ni même le roi ne sont une fin en soi.

Extrême droite

Nous ne savons pas bien ce qu’est l’extrême droite. Est-ce une radicalisation des valeurs de la droite ? Dans ce cas, comme la droite est dite libérale, l’extrême droite devrait être ultralibérale, ce qui n’est pas le cas ! Et à l’inverse, comme l’extrême droite est dite nationaliste, alors la droite dite libérale devrait être au minimum patriotique et défendre la souveraineté de la France, ce qui n’est pas le cas non plus. L’extrême droite est une notion républicaine qui permet de diaboliser certaines idées pour recentrer l’opinion publique dans un gros ventre mou social libéral aux mains des grands partis politiques de l’Etablissement.

Souverainisme

Il n’y a pas de souveraineté sans souverain. En effet, la souveraineté est la liberté d’une nation, et pour qu’une nation soit libre, il faut que la plus haute autorité de celle-ci soit indépendante des factions, groupes de pression et groupes d’intérêts de toute sorte, à l’intérieur comme à l’extérieur, c’est-à-dire qu’elle soit elle-même souveraine.

Démocratie

La démocratie est le mode normal de participation des citoyens aux affaires publiques dans nos sociétés contemporaines. Mais il ne peut y avoir de véritable participation sans représentation équitable des corps constitutifs de la société, sans initiatives populaires et sans une autorité souveraine indépendante qui en assure le fonctionnement et l’équité.

Démocratisme

Le démocratisme est une idéologie qui affirme que toute légitimité vient de la « volonté générale » selon le droit du « peuple souverain ». Or la « volonté générale » et le « peuple souverain » sont des mythes permettant à des oligarchies politiques, technocratiques et financières de capter et confisquer le pouvoir à leur profit. Le démocratisme conduit inévitablement à la démagogie et au populisme. Elle peut déboucher sur le totalitarisme politique (démocraties populaires, fascismes), le totalitarisme technocratique, ou l’anarchie.