LA FRANCE DANS LE MONDE


Aucun pays d’Europe, pas plus la France qu’un autre, ne peut faire abstraction de son voisinage, comme une famille ne peut pas ignorer le quartier dans lequel elle vit. Aucun pays ne peut non plus se désintéresser des évolutions économiques et géopolitiques dans le monde, rendant plus que jamais nécessaire la collaboration entre les États.

En revanche, si la France renonce à sa souveraineté, elle disparaîtra non seulement en tant qu’État, mais également en tant que société. Or, l’Union européenne ne cache pas aujourd'hui son intention de se substituer aux États et les instances internationales s’inscrivent dans une perspective mondialiste.

Face à cette double réalité, l’Alliance Royale attire donc l’attention de ses compatriotes sur un double risque : celui du repli sur soi et d’enfermement idéologique ou xénophobe dans nos frontières nationales, et celui de la dilution de notre pays dans des espaces technocratiques sans âme et sans consistance, manipulés par des intérêts supranationaux. La république française, au cours de ses deux siècles d’histoire, est tombée successivement dans ces deux travers : le nationalisme virulent de ses débuts a laissé la place, au cours du XXème siècle, à son exact contraire, tout aussi radical et dangereux. 

Ainsi, si l’Alliance Royale n’élude pas le débat sur l’Europe, et sur la place de la France dans le monde, bien au contraire, elle se place d’abord et avant tout dans une perspective résolument française. C’est pourquoi la « construction de l’Europe » et les alliances internationales doivent être d’abord et avant tout orientées vers la préservation des intérêts de la France. Elles ne doivent cependant pas nous faire oublier les solidarités naturelles que la France entretient avec d’autres peuples, mais que nos voisins européens ne partagent pas, ainsi que les espaces naturels de coopérations et d’alliances hérités de notre histoire. 

L’Alliance Royale veut donc placer au cœur de toute coopération internationale deux principes fondamentaux : la souveraineté des États et la solidarité dans les espaces naturels.


La souveraineté des États

La France n’est soumise à aucune contrainte qu’elle n’ait librement consentie. C’est le principe de sa souveraineté. Enjeux de souveraineté, la diplomatie, la défense, la monnaie et l’accès aux ressources sont inaliénables.

La vision politique de l’Alliance Royale remet en avant la notion de souveraineté :

- La souveraineté est la liberté des nations. Elle est constitutionnellement reconnue comme inaliénable : la France ne peut être contrainte que par ses propres engagements, et les instances internationales comme L’ONU, l’OTAN ou toute organisation européenne n’ont aucun pouvoir sur elle qu’elle ne l’ait consenti de façon libre et réversible. 

La diplomatie, la monnaie, la sécurité et la liberté de circulation des biens et des personnes revêtent des enjeux de souveraineté et doivent donc relever de la responsabilité nationale au premier chef.

Les forces armées sont nationales et constituent, sous l’autorité du souverain, l’expression de la nation en armes. 
  
Les espaces de coopération 

L’Union européenne, qui préfigure un État, est rejetée. L’Europe et la francophonie constituent les principaux espaces de coopération de notre pays.L’héritage chrétien de l’Europe est réaffirmé.

L’Alliance Royale considère qu’il faut affirmer notre souveraineté face aux mouvements européistes et mondialistes tout en restant résolument attachés à nos espaces naturels de coopération :

- L’Union européenne, et toute idée de Constitution, qui préfigure un État, sont donc rejetées. La France doit sortir de l’UE et retrouver la maîtrise de ses lois, de sa monnaie et de sa politique étrangère.

- L’Europe est un espace naturel de coopération. L’Alliance Royale propose de s’en tenir à des initiatives de coopération européenne, pour mener des politiques communes, principalement dans trois domaines : la sécurité, l’environnement et l’économie. L’adhésion à ces initiatives doit être libre et réversible, c’est-à-dire que tout État, souverain par principe, peut en sortir. Dans cette perspective, les instances européennes ne contraignent plus les États, mais ont pour mission de mettre en œuvre leurs directives.

- La francophonie est le second espace de coopération : elle est rattachée au ministère des affaires étrangères. La France y assure une présence culturelle, des alliances économiques et militaires, et contribue à la formation des élites. Les investissements dans les pays émergents francophones permettent à la fois de renforcer les liens francophones et inverser les flux migratoires.