MUTATIONS ECONOMIQUES ET SOCIALES

Permettre aux Français d’assumer leurs responsabilités économiques et sociales et redonner à l’État sa juste place.

Second thème important, celui de la mutation économique et sociale. Qu’est-ce que la royauté peut apporter dans ce domaine ? Rappelons-nous que le roi est la clef de voûte d’un édifice politique, sans laquelle l’édifice ne tient pas. Mais l’édifice reste à construire.

Ainsi, la plate-forme politique de l’Alliance Royale contient de nombreuses propositions ayant des implications économiques et sociales, parmi lesquelles :

- La souveraineté économique permettant la protection du tissu économique contre les agressions extérieures ou la concurrence sauvage, et l’accès aux ressources rares ;

- Le Haut Conseil dont l’une des vocations est de préparer l’arbitrage du souverain dans le domaine de la justice sociale, contre la spéculation, les intérêts particuliers ou les idéologies partisanes ;

- La démocratie représentative avec la représentation des corps économiques et sociaux (entrepreneurs, salariés, familles et élus locaux) qui permet de remonter les préoccupations réelles des acteurs économiques et sociaux de la société ;

- Le renforcement politique des régions, selon le principe de subsidiarité, pour la préservation et le développement des bassins d’emploi ;

La réforme du système social qui responsabilise les Français envers eux-mêmes et, par l’action sociale de proximité, envers les plus démunis.

Par ailleurs, la famille est renforcée, permettant ainsi le lien social et le renouvellement de la population, nécessaires à l’équilibre économique et social.

L’Alliance Royale s’exprime par ailleurs sur de nombreux sujets économiques et sociaux, en particulier dans ses positions officielles : la dette, le libéralisme, le syndicalisme, la fiscalité, etc. Mais ce sera le rôle des élus royalistes de proposer des mesures contingentes, liées à la situation du moment, comme les taux d’imposition ou la fermeture de tel site industriel. Alors que ces propositions ont pour but de proposer une refondation politique pour la France, autour de l’institution royale.

Au-delà des propositions concrètes, l’Alliance Royale appelle à une véritable refondation économique et sociale en se débarrassant, une fois pour toutes, de deux erreurs : le libéralisme et le socialisme, ou plus exactement de la combinaison de deux erreurs, le social-libéralisme. Notre société est en effet à deux étages : une couche de consommateurs, socialement et économiquement assistés, prise en charge et encadrée par l’État, et une couche libérale, très financière et internationale, adepte du mondialisme, appelée à faire des affaires, et bradant le bien commun par intérêt spéculatif Or, l’Alliance Royale, dans ses propositions, veut replacer les acteurs économiques et sociaux au centre de la société, en les responsabilisant, vis-à-vis d’eux-mêmes et des autres, sous le contrôle des responsables politiques. L’État doit revenir à son rôle de régulateur et d’arbitre et cesser de vouloir tout régenter. La réforme de la fonction publique permet de réaffirmer le sens de l’État et du bien commun ; l’administration doit cesser d’être un État dans l’État, une technocratie politisée ou une bureaucratie routinière éloignée des préoccupations des Français.

Cela ne sera possible que parce qu’il y aura, au sommet de l’édifice politique, un souverain, assisté d’un Haut Conseil et délié du jeu politique et des intérêts des groupes de pression.