Notre démarche politique est fondée sur des valeurs immuables : la dignité de la personne et la famille, le bien commun, la souveraineté et la justice, la liberté de chacun et l’unité de tous.

Nous voulons fonder notre projet politique sur des valeurs magnifiques, des valeurs royales, ce terreau fécond sur lequel les lys de France se sont élevés, des valeurs nourries par la prudence et par les siècles, aujourd’hui et plus que jamais témoins de la vérité, en cette époque où tant de repères ont été salis, abolis ou récupérés par des idéologies inhumaines.

Nous mettons d’abord et avant tout au coeur de nos convictions la dignité de la personne humaine, de sa conception à sa mort naturelle ; nous affirmons que le devoir le plus sacré d’une société est la protection des plus faibles ; nous considérons que tout homme a une vocation spirituelle et ne peut, de ce fait, se résumer à sa fonction politique, sociale ou économique ; nous ne voulons pas d’une solidarité d’État, qui enferme la personne dans un assistanat inhumain et généralisé ; nous voulons des solidarités authentiques, qui appellent la responsabilité de chacun et préservent la dignité de tous.

Cette dignité s'acquiert et se développe essentiellement au sein de la famille ; celle-ci n’est pas une association temporaire d’individus, mais constitue le cadre naturel dans lequel les enfants, avenir du pays, peuvent pleinement se construire et développer leur vocation propre. Elle est aussi le lieu de l’altérité homme femme, indispensable facteur de créativité et d’harmonie dans une société digne de ce nom. La royauté, institution politique incarnée dans une famille, est la mieux à même de porter et de développer ces valeurs.

Selon cette conception, notre pays, notre histoire et notre culture apparaîtront plus encore comme le bien commun des Français, constituant, particulièrement pour les plus démunis d'entre eux, un cadre politique familier, protecteur et pertinent, ainsi qu'un environnement culturel et naturel. Nous sommes fiers de notre pays qui s’est forgé, pour l’essentiel, sous le règne de nos rois, contrairement à ce que prétendent les thèses néo-révolutionnaires. Nous aimons la France, avec son patrimoine humain et naturel si riche et si varié ; nous aurons à coeur de le préserver, de le développer et de le transmettre aux générations futures comme nous l’avons nous-mêmes reçu en héritage.

Or, la préservation de notre bien commun n’est possible que si la France est souveraine. Cette souveraineté, qui est la liberté des nations, lui est nécessaire pour vivre en paix et prospérer dans un monde de plus en plus complexe. Pilier fondateur de la royauté capétienne, chèrement acquise par les générations qui nous ont précédés, elle est en grave péril : nous aurons à coeur de la défendre et de la transmettre intacte aux générations futures.

Il en est de même pour  les libertés qui, elles aussi, font partie de notre héritage : nos libertés, celles de nos familles, de nos associations et de nos entreprises, et dont l’État ne devrait être que le serviteur ; libertés politiques également, confisquées par le régime des partis ; libertés qui mesurent concrètement la responsabilité de chacun à faire le bien ; voilà pourquoi, dans la plus grande tradition capétienne, nous appelons de nos voeux un royaume « hérissé » de libertés.

Or, il n’y a pas de libertés sans justice. Il faut en finir avec la caricature de justice dont nous sommes aujourd'hui les témoins : un égalitarisme stérilisant, une victimisation des coupables et un étouffant carcan de lois et de règlements qui déresponsabilise les Français. Notre peuple a besoin d’une justice équitable, une justice déliée des factions politiques, des oligarchies et des intérêts particuliers, une justice 4 qui défende les plus humbles contre l’arbitraire des puissants, un idéal que nos rois capétiens, du premier d'entre eux à nos princes actuels, ont tous incarné.

Il est pour cela plus que jamais nécessaire, pour la France, de reconquérir son unité fondamentale. Notre pays n’est pas une masse informe d’individus ; il est fait de personnes, de corps sociaux et de régions aux particularismes variés, unis par une culture commune mais prompts à la querelle. Seule la royauté peut non seulement préserver leurs identités, mais en plus les réconcilier autour d’une personne, alors que la pratique politique aujourd’hui les divise en partis, clans et idéologies : la cohésion, voilà la force d’une nation.

Ces valeurs ont permis à la France de s’élever et de prendre parmi les peuples une place éminente, de construire une société où, plus que partout ailleurs dans le monde, la dignité de la personne est respectée. Mais elles ont été déformées par une idéologie nourrie des plus grandes erreurs et mensonges philosophiques se propageant dans toute la sphère politique et sociale.